Mairie de Pulnoy (Meurthe-et-Moselle) : la prévention des RPS, un engagement de tous les acteurs de la collectivité

Le deuxième prix du Prix santé et mieux-être au travail 2017 a été décerné à la mairie de Pulnoy (54) pour sa démarche collective en faveur de la prévention des risques psychosociaux des agents.

Action réelle de solidarité et de bienveillance, cette démarche a montré que chacun, quels que soient sa fonction et son niveau de responsabilité, peut être à l'écoute des autres et agir pour eux de façon concrète.

Sandrine Arnautou - directrice générale des services de la mairie de Pulnoy (Meurthe-et-Moselle)

Quelle est l’origine de votre démarche ?

Sandrine Arnautou, directrice générale des services : Depuis des années, la ville consacre une attention particulière à la prévention des risques professionnels et à la santé de ses agents : forte augmentation du nombre d’heures dévolues à l’assistant de prévention, organisation d’actions en santé, investissements importants en mobilier ergonomique pour lutter contre les troubles musculo-squelettiques (TMS). Or, en application de l’accord du 22 octobre 2013 sur la prévention des risques psychosociaux (RPS) dans la fonction publique territoriale, chaque employeur public doit élaborer un plan d’évaluation et de prévention des RPS.

En octobre 2014, le centre de gestion de Meurthe-et-Moselle a mené une enquête sur le bien-être et les conditions de travail des agents sur l’ensemble du département. A la suite de sa restitution, le CHSCT (comité d'hygiène, de la sécurité et des conditions de travail) a souhaité approfondir ces données vis-à-vis de notre collectivité. C’est donc naturellement que nous nous sommes lancés dans cette démarche, en mode projet, à travers la mise en place d’un comité de pilotage et de groupes de travail associant agents et élus membres du CHSCT.

Quel était votre objectif général ?

S.A. : La démarche de prévention des RPS s’inscrivant dans la durée, nous souhaitions, de façon générale, impliquer et mobiliser durablement les acteurs incontournables du projet, chacun dans leur domaine de compétences : l’autorité territoriale par son engagement fort et durable, l’encadrement moteur important des actions de prévention, les agents par leur connaissance des réalités du terrain, l’assistant de prévention pour son expertise et le CHSCT pour sa représentativité paritaire.

Quelles actions avez-vous mises en place ?

S.A. : Depuis octobre 2015, nous avons approfondi les données sur les conditions de travail des agents par filière (administrative, technique, sociale). Cela nous a permis de cibler leurs attentes, de leur proposer puis de mettre en place des actions d’amélioration adaptées en matière de bien-être au travail. Aujourd’hui, la moitié de ces dix actions a été réalisée, l’autre moitié est en cours. Nous avons réussi à intégrer à cette démarche les trois quarts des agents et près de 85 % des élus.

Que retenez-vous de votre démarche ?

S.A. : Trois résultats positifs. Les agents ont pris conscience que leur employeur était capable de mobiliser tous les acteurs de la collectivité pour un but commun : améliorer leurs conditions et leur bien-être au travail. Quant aux élus, ils ont mieux compris les problématiques des agents et apprécié leur engagement au quotidien. Enfin, ce projet a permis de mettre en valeur le rôle important que doit jouer le CHSCT, récemment mis en place, dans la gestion des RPS. Action réelle de solidarité et de bienveillance, cette démarche a montré que chacun, quels que soient sa fonction et son niveau de responsabilité, peut être à l’écoute des autres et agir pour eux de façon concrète.

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REPERES

  • Code postal : 54425
  • Nombre d’habitants : 4 488
  • Nombre total d’agents : 66

©Amelie-Laurin

Mettre en place des programmes de prévention afin de réduire durablement les risques professionnels